dimanche 11 octobre 2015

Petit retour sur ce que le mal a dit …

Si avec son cortège de grippes et autres gastro, l’automne est une excellente période pour évoquer ce sujet, essayons de le faire dans la légèreté et la bonne humeur. La théorie des « humeurs » était d’ailleurs à la base de la médecine antique  … A l’image de la Langue des Oiseaux, essayons également de prendre un peu de hauteur vis-à-vis des « maux » en prenant également du recul par rapport à certains « mots » …
 
Dame Nature et ses oiseaux, France, fin du XVème siècle,
Paris, © BNF, ms Français 9197, folio 13
 
Autrefois, lorsque les malades se rendaient chez un guérisseur, c’était souvent pour se libérer du « malin » qui les habitait. Cela semble suggérer que le processus de la maladie n’était pas si aléatoire que cela et qu’il répondait en fait à un processus intelligent, subtil mais également « diabolique ».
 
L’étymologie du mot diabolique nous met sur une autre piste qui évoque un processus de division (le grec « diaballein » signait la désunion et la séparation, en opposition au verbe « sumballein » qui évoquait le fait de réunir, de mettre en contact).
Par ailleurs, si l’on considère que l’anagramme du mot « diable » donne « déblai », nous comprenons que l’une des fonctions du personnage serait peut-être de nous aider à faire le ménage en nous libérant de ce qui nous encombre (émotions, certitudes, superflu …), notamment par le biais de la maladie.

Celle-ci traduirait donc notre incapacité à rassembler, à nous sentir relié et à percevoir l’Unité. Qu’il s’agisse d’une attitude extérieure (différenciation vis-à-vis des autres) ou intérieure (conflits entre nos sous-personnalités), elle répondrait à l’emprise du mental, incapable de vivre la notion de reliance.
 
De même, lorsqu’une maladie est susceptible de mettre les jours d’une personne en danger, nous avons tendance à dire que celle-ci ne « pardonne pas ».
 
Si la maladie est un processus subtil, quel est son message ?
Est-ce vraiment elle qui ne pardonne pas ?
 
Il semble au contraire qu’elle fonctionne à l’image d’un miroir destiné à nous faire prendre conscience de quelque chose. Ainsi, lorsqu’une maladie grave ne pardonne pas, peut-être est-il temps de méditer sur notre propre propension à pardonner.
 
Le pardon serait donc la clé mais il demande une authenticité qui nous fait souvent défaut. En effet, il ne suffit pas de se saisir d’une bougie blanche et de se dire que tout est oublié ! Comme le dit la chanson de jacques Brel : « on n’oublie rien, on s’habitue c’est tout » …
En fait ce n’est pas vraiment tout … car nous avons aussi une formidable capacité à somatiser ce que nous n’exprimons pas !
 

    Le Malin s'échappant d'un malade, détail, La Cananéenne,
     vitrail de la chapelle Saint Jérôme, Cathédrale de Bayonne,
                                 XVIème siècle. 
Les mots « pardon » et « pardonner » peuvent aussi s’entendre : « part don » et « part donner », ce qui sous-entend qu’il s’agit peut-être de parvenir à donner quelque chose de soi à l’autre. Et pourquoi pas une émotion dont on pourrait se libérer ?
 
Dans un premier temps, le terme nous invite peut-être à « rendre à l’autre sa part de responsabilité » au regard de notre vécu  commun. Cela semble d’autant plus vrai avec nos proches : oser leur exprimer ce que nous avons sur le cœur peut à la fois mettre fin aux conflits et éviter bien des incompréhensions. Par ailleurs, cela nous permet d’éviter de traduire tout cela sous forme de maladie.
 
Pour rappel : « si je n’exprime pas (une émotion), j’imprime (je la stocke à l’intérieur du corps), si je reste dans l’imprime, je déprime et si je pousse la déprime je me supprime (je me déclenche une maladie) … ».
 
Pour autant, cela ne résout pas tout. Dans un second temps, il convient bien sûr de se pardonner soi-même.
 
C’est-à-dire d’être en capacité de reconnaître notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive, dans les émotions que nous déclenchons et dans les croyances que nous entretenons. Si apparemment nous ne sommes pas responsables de ce que la vie nous envoie comme épreuve (et encore, cela se discute …), nous le sommes dans la manière de vivre les choses. Mais l’un et l’autre sont intimement liés.
 
Il s’agit donc d’établir un dialogue intérieur, d’entrer en contact avec chacune de nos sous-personnalités, afin de leur rendre leur part dans ce qui nous arrive. Il n’est pas question de les juger, juste d’entrer en contact avec. Dès lors peut-être parviendrons-nous à les mettre d’accord. Il me semble toutefois que seule la Présence aimante de notre Conscience est en mesure d’y parvenir : apte à écouter et à respecter tous nos besoins, sa seule attention suffit à pacifier nos conflits intérieurs. En ce sens, la maladie nous montre que ce qui n’est pas présent à la Conscience s’exprime dans l’expérience.
 
Plutôt que de rechercher des causes extérieures pour comprendre ce que « le mal a dit », la langue des Oiseaux nous invite à nous tourner en nous-même.
 
Il est souvent plus facile de partir en croisade contre le tabac, la malbouffe ou la pollution… les médias sont d’ailleurs experts en la matière, comme l’étaient les papes qui excommuniaient les non croyants et les impies en déclarant que « de la fumée leur sortait par la bouche et par le nez … ».
 
Je ne cherche pas à justifier le fait de fumer (« humer le F … c’est-à-dire « tendre vers l’Esprit mais ne pas oser s’imprégner totalement de sa présence »), ni à promouvoir l’énergie nucléaire (qui produit de l’énergie par un processus de séparation), ni à défendre la mainmise d’une multinationale sur le marché des semences (ce qui induit notre dépendance), mais je pense qu’il est tout aussi important de se tourner vers l’intérieur que vers l’extérieur. La paix et l’harmonie (« l’arme honnie ») sont souvent là, juste sous notre nez !
 
Certes, chercher à comprendre, fouiller son passé, explorer ses vies antérieures ou trouver des responsables (antécédents familiaux, génétique, traumatismes, alimentation…) est souvent une étape nécessaire mais elle devrait uniquement nous mener à être PRESENT !
Présent à nous même autant qu’à la réalité toute aussi illusoire du monde extérieur !
 
Etre présent à nous même peut nous conduire à Faire et FAIRE peut nous conduire à ETRE mais dans le même temps, ETRE peut aussi nous conduire à ne pas FAIRE et FAIRE nous amène souvent à ne pas ETRE
 
Tout réside dans cette subtilité …
 
En cas de maladie, nous sommes hélas peu nombreux à ne pas chercher à faire quelque chose, qu’il s’agisse de se tourner vers la médecine dite « classique » ou vers les médecines douces (prise de médicaments, soin énergétique, consultation d’un psychothérapeute, d’un guérisseur …). L’éventualité de ne RIEN FAIRE semble avoir totalement disparue de nos esprits toujours occupés à faire.
 
Si la maladie nous contraint à faire quelque chose c’est bien à faire une pause (« P ose = paix ose ») par rapport à nos activités ou nos pensées habituelles.
 
Prendre un médicament en cas de rhume, de rhino-pharyngite ou de grippe alors que ces affections ne demandent souvent que du repos est désormais devenu « monnaie courante » … mais il est vrai que la santé est aussi devenue une histoire de gros sous.
 
Aujourd’hui nous sommes malheureusement tous égaux (« égo ») face à nos douleurs (« doux leurres »). A l’image de l’utilisation fréquente de l’aspirine (« aspire in = aspirations intérieures »), on prend régulièrement des « cachets » pour les « cacher ».
Pire, lorsque nous consultons un médecin, nous devenons ses « patients » alors qu’il nous faudrait au contraire être des « présents » à nous-mêmes.
 

Allégorie de la puissance de l'Esprit, l'Oiseau Caladrius
au chevet d'un malade, Bestiaire anglais, XIIIème siècle.
Pour retrouver la santé (« sans T = sans la terre »), la langue des Oiseaux semble nous conseiller de revenir à la simplicité, à ce qui est élémentaire (« élément Terre »). Il est d’ailleurs amusant de constater qu’on prescrivait autrefois un peu de « rhum » pour accompagner un gros « rhume » …
 
Si le mot simplicité peut être décomposé de la sorte : « le simple i cité », c’est qu’il nous conseille peut-être de vocaliser la lettre « i », qui symbolise la connexion spirituelle, pour en faire l’expérience. Le terme nous invite ainsi à méditer sur notre capacité de reliance, comme le suggère le dessin de la voyelle dont le point figure l’esprit tandis que la barre image le corps.
 
i c’est l’esprit qui coule dans le corps, c’est le Ciel qui contacte la Terre, c’est la lettre qui permet le lien entre le haut et le bas. Elle a la capacité de se remplir de la puissance de l’esprit en sa qualité de « voyelle » (elle voit « EL » = elle perçoit le divin ).
 
Sa vocation ne consiste pas à nous « soigner » (« nier le soi ») mais à nous « guérir » (« gai rire ») en nous transmettant la joie de vivre ici et maintenant sur terre…
 
Rappelons que l’anagramme du mot « soigner » donne « ignores », soulignant peut-être un lien de cause à effet entre le fait de prendre soin de quelque chose ou, au contraire, de le négliger.
 
Comme l’écrivait Pascal : « s’ignorer c’est ne pas se connaître soi-même » ou du moins ne pas comprendre la Nature du Soi (totalité formé du conscient et de l’inconscient).
 
De l’ignorance à la négation, il n’y qu’un pas et l’inversion du mot « soigner » nous montre qu’il est facilement franchi par ignorance : soigner = nier soi. En somme, si ignorer déclenche le besoin de soigner, le fait de soigner résulte d’une ignorance, c’est-à-dire d’une méconnaissance de notre véritable Essence …
 
La maladie est donc là pour nous le rappeler. Elle est à la fois une façon de prendre conscience de nos besoins et une occasion d’apprendre à nous connaître.
 
Entre nous, il y a quand-même d’autres moyens d’y parvenir !
 

3 commentaires:

  1. merci pour ce jolie texte
    ça me parle vraiment et c'est de ce coté que j'aimerai me former pour aider les gens!
    je vais noter ce texte très beau

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    1. le Vortex ma ébloui ***
      ces belle paroles m'ouvrent les yeux ***MERCI***

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